mardi 29 avril 2014

De l'impéritie gouvernementale

Impéritie n. f.
  1. Incapacité, inhabileté ; ignorance de ce qu’on doit savoir dans sa profession.
Un ministre a pour rôle de superviser le fonctionnement d'un ministère ainsi que de diriger les établissements publics agissant dans le champ de compétence de son ministère. Il a également un rôle de discussion lors du conseil des ministre et au parlement, et doit appliquer la politique menée par le Premier Ministre.

Lorsqu'un poste est à pourvoir, que ce soit dans le public ou dans le privé, il est demandé aux candidats de justifier d'une formation, ou d'une expérience, assurant le futur employeur qu'il sera à même d'exercer ses futures fonctions. Qui en effet voudrait d'un docteur n'ayant pas fait d'études de médecines, ou d'un avocat n'ayant jamais fait d'études de droit.

Pourquoi ne s'étonne-t-on donc pas quand tel ou tel homme (ou femme) politique, dont les seuls compétences sont d'avoir fait l'ENA ou d'être ami(e) avec untel, se retrouve à ce genre de poste. Une grande proportion de ministre n'avaient aucunes compétences liées à leur ministères. Combien de ministre de la justice n'ont jamais fait d'étude de droit? Combien de ministre de la santé n'ont jamais fait d'étude de médecine ? Combien de ministre du Travail n'ont jamais travaillé (en dehors de mandat politique qui ne comptent pas, à mes yeux, comme un vrai travail)?

Je ne cherche pas à critiquer l'action de tel ou tel ministre, ni à dénigrer tel ou tel parti. Je me pose juste la question, naïve peut-être, de savoir si un ministre ne devrait pas justifier d'une certaine compétence ou expérience, plutôt que de prendre les postes de ministres successifs du budget, de l'éducation, de la culture, de l'écologie puis de l'intérieur.

Par exemple un ministre de la justice ne devrait-il pas justifier au moins d'études et de diplôme en droit, ou encore mieux d'une expérience professionnel en tant qu'avocat, juge, ou même simplement notaire ? Un ministre du budget ne devrait-il pas avoir fait des études d'économies ? Un ministre de l'éducation ne devrait-il pas avoir enseigné lui même pendant un certain temps ?

Cela nous éviterait peut-être que des proposition de loi, aberrantes pour ceux qui devront la subir au quotidien, ne soient soumises au vote du sénat et de l'assemblée nationale.